Des têtes pleines de vide.

Je suis une enfant de l’école publique, laïque, Française. Cette école qui m’a permis d’apprendre et de grandir. Oui, je suis un pur produit de l’éducation nationale et quelques années plus tard cette nouvelle école qui se met en place m’effraie.
Oui en tant que maman, j’ai peur. On délaisse le grec et le latin qui pourtant apprennent des tas de choses et qui aujourd’hui encore peuvent servir quotidiennement à des élèves en plein apprentissage. (l’histoire des origines de notre langue, son orthographe, l’histoire de l’antiquité.)
On amoindrit les programmes, on se cache derrière un verbiage qui fait croire que nos petits travaillent pour de vrai. Et pourtant jamais la langue française n’a été taclée à ce point par une multitude d’enseignements croisés… Par une interdisciplinarité qui se targue de mélanger cours de sport et littérature, en permettant aux élèves de réaliser une vidéo où ils mettent en avant la pratique du Handball et où évidemment, ils trouvent cela plus intéressant que de lire des livres et que travailler l’orthographe (qui pourtant leur fait défaut).

Pourquoi Najat en veut-elle à ce point à l’école ?
Pourquoi se permet-on de bousiller nos gamins ?

On remet les notes en question, on veut attribuer des points rouges des points verts. On souhaite niveler vers le bas pour que tous réussissent. Mais l’école, c’est aussi ça : le travail comme vecteur de réussite et non pas des programmes prémâchés, simplifiés et édulcorés pour que tous les enfants avancent au ralenti le cerveau sur pause.
Je n’ai plus confiance en cette école qui est fière de faire démarrer la journée à ses élèves par 45 minutes de goûter, tellement fière que France 2 le montre en exemple au journal télévisé. Comme si à 14 ans, on avait l’âge mental d’un minot de 3 ans et qu’on était incapable de se prendre un pain au chocolat sur la route du collège.
Je ne sais pas quel choix je ferais pour ma fille… Je ne veux pas avoir à pallier les déficits éducatifs de l’école et pourtant, je pense ne pas avoir le choix. Si en effet, le système éducatif d’aujourd’hui est en faillite, amoindrir les programmes est-ce vraiment une solution ?
Capture du 2016-08-29 01-00-06

N’y a-t-il pas d’autres mesures à prendre, concernant la formation des professeurs, et le nombre total sur le territoire suite à diverses suppressions de postes successives ? L’éducation est aujourd’hui à plusieurs vitesses et cela dépend surtout du lieu où vous êtes domiciliés. L’académie de Corse ayant eu les meilleurs résultats au bac, et celle de Mayotte les moins bons. Il vaut mieux dépendre de Nantes que de Créteil pour avoir le Bac… Ces inégalités sont flagrantes et surtout, tristement réelles.
Tant pis, elle aura des horribles devoirs, des dictées, que je noterai, peut-être même, je l’initierai aux langues mortes, que la réforme des collèges aura bel et bien assassinées… En tant que bonne jeune réac, pour qui les apprentissages fondamentaux, la réflexion et la rigueur sont des choses importantes. Je pallierai à l’école qui devient un vaste terrain de jeux, et, j’espère que la Corse maintiendra le cap de ses bons résultats, j’ai la chance d’habiter au bon endroit… J’ai peur.

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