Ah bon ? Mon steak était vivant ?

Chaque fois qu’une nouvelle vidéo révélant ce qui se passe derrière les murs des abattoirs parait. Il semble que chacun soit ému. Il semble que chacun découvre qu’avant son steak, il y avait une vache, qu’avant son jambon il y avait un cochon, qu’avant sa côtelette, il y avait un veau, un agneau, un mouton…

Bref, qu’avant d’avoir un morceau de viande, c’était vivant, et parfois même rempli de souffrance à cause des conditions d’élevage et d’abattage que subissent les animaux qui remplissent les rayons des supermarchés.

Et pourtant, la L214 sort une vidéo, les gens regardent les images horrifiés, semblent découvrir l’envers du décor, et retournent consommer de la même façon, sans se poser plus de questions. Parce qu’ils instaurent une distance. Ils ont désanimalisé le morceau qu’ils découpent dans leur assiette.

La vidéo traite des abattages rituels, effectivement, tous ces moutons ont été tués pour la fête de l’Aïd et il est important aussi de souligner que ce qui est en cause est la souffrance animale et non la religion. D’ailleurs plusieurs pays musulmans pratiquent l’étourdissement de façon obligatoire (Jordanie, récemment l’Egypte ou l’Indonésie). Et, malgré étourdissement, quoi qu’on en dise ce qui se passe derrière les murs dans les abattoirs, reste quelque chose d’inacceptable. Parce qu’au bout d’un moment, nous sommes humains et nous avons le pouvoir, les capacités d’évoluer, de modifier notre alimentation pour justement occulter toute cette souffrance de nos vies.

Dans un précédent article, je faisais la peau aux idées reçues en démontrant qu’il était totalement possible d’avoir une alimentation végétale SANS CARENCES

Mais que faire pour changer les habitudes des personnes. L’élan doit venir de soit, a un moment il faut savoir dire stop, je ne veux plus participer à tout ça. Ce n’est pas forcément simple, ce n’est pas forcément évident. C’est même difficile. Des peurs nous envahissent.

Lorsque j’ai arrêté de manger de la viande, ma première crainte a été celle de la réaction de mes proches pour qui c’est tout simplement anormal. Puis, finalement, avec le temps, ils s’habituent. Il s’agit d’un choix personnel, certes, mais dans une société à ce point formaté manger de la viande n’est ce pas devenu un non choix ? C’est ce qui est, la norme. C’est ce qui est commun, et ne pas en manger revient à s’ostraciser d’une partie culturelle de la France.

Parfois, les gens le perçoivent de la sorte. Ils ne savent pas ce qu’ils mangeraient, ils ne savent pas comment ils seront perçus. Et pourtant, face à de telles images, carnistes ou non, nous sommes tous choqués. Mais acheter des barquettes où l’on ne reconnait plus l’animal ne pose pas de problème. Et, c’est ici que se cache tout le nœud à défaire. C’est que nous ne sommes plus capable de faire le lien. Alors, efforçons nous, d’être plus humains, efforçons nous de ne plus être dans le déni face à la souffrance animale. Il y a des milliers de causes à défendre dans le monde, certes, celle la ne concerne « que » des animaux. Mais, trêve de spécisme, n’oublions pas que nous aussi nous ne sommes ni plus ni moins nous aussi, des animaux et qu’à se titre, nous ne pouvons pas tolérer, grâce à notre conscience, grâce à notre morale, notre éthique et notre intelligence, qu’on massacre, un jour de plus, une vache, un mouton, un cochon ou un poulet.

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